Notre regard sur Panapa.net

Posté le 29 April 2008 @ 10:53

(From Venus)

Panapa nous a fait signe également il y a quelques semaines ; l’ouverture du site est récente (mars),et l’équipe nous a expliqué s’être concentrée pour le moment, le concept et la navigation.

C’est ce que j’ai bien retrouvé en première sensation sur quelques clics ; de fait, on comprend plus rapidement la démarche ici qui, contrairement aux autres sites de partages de bonnes adresses (je passe sur ce que nous avons déjà indiqué sur le secteur et ses acteurs), consiste non pas à partir d’une base pré-remplie à partir de fichiers et des critères plus ou moins “standards”, puis laisser la communauté enrichir cette base, mais au contraire, à laisser la communauté entièrement libre de constituer ses propres carnets et d’en faire une sorte de compilation partageable. Le fonctionnement se base sur l’utilisation de tags multiples et aussi divers qu’il y aura de contributeurs.

L’enjeu sera donc d’arriver à rendre homogène cette masse en comptant sur le volume; et de contrôler la qualité de l’information.

Au moins l’approche a-t’elle le mérite d’être posée en tant que telle dès le départ par Panapa.

Je la trouve intéressante, même si il est donc très audacieuse ; en effet, étant donné la liberté de “codage” des lieux, une touche “sur mesure” ou plutôt “fait-maison” est apportée dans la recherche et donc les réponses. De fait, j’ai eu la sensation de feuilleter Panapa un peu comme on chine chez les antiquaires ; en prenant mon temps pour découvrir les cheminements de la communauté, plutôt que dans le but de trouver “vite” un type de lieu “standard” ; normal, un lieu est ici qualifié avec la sensibilité de chacun et ce qualificatif est donc le tag. L’accroche “les lieux de votre vie”(ou était-ce au début “la mémoire de vos lieux” ?) est bien choisie au regard de l’intention du site.

* Sur la navigation : En cherchant sur la base de “pique nique”, le site m’affiche 6 lieux mémorisés ; mais, corollaire du “libre-tag”, si je tape “pic nic”, le site ne me propose rien; resterait à trouver un moyen d’automatiser des rapprochements sémantiques car, même si la suggestion est prévue, certains utilisateurs passeront outre. Petite remarque : pourquoi ne pas proposer (sans imposer) un tag cloud dès la home (j’imagine à venir une fois que le volume sera là ?). Car je vous avoue que je me suis un peu perdue quand même pour retrouver les filtres et les repérer facilement.

Je me suis enregistrée très rapidement sur le site. L’ajout d’un lieu est simplissime (si je compare à d’autres banc-d’essais que nous avons réalisés il y a plusieurs semaines). Aucun mal pour rajouter un spot au Cap-Ferret, en l’occurrence – je vous conseille l’hôtel ;-)

* Sur le fond et le modèle : Je passe sur le contrôle de l’information (cf nos multiples “couplets” ..) D’ailleurs, c’est ici “moins” un enjeu, partant du principe que vous constituez librement votre carnet ; ce n’est pas un “pages-jaunes” mais votre petit carnet “presque secret”. Je ne suis pas en train de dire que cela affranchira Panapa du contrôle de l’information. Il y aura toujours des commerçants ou autres “bars” et lieux de sorties “bien intentionnés” qui se feront de l’auto-promotion : c’est le risque.

Côté modèle : pas de rémunération supposée pour référencer un commerçant local, je présume (le contraire me paraîtrait surprenant au vu de l’objectif du site). Restera donc à trouver le modèle économique idoine pour valoriser ces informations : pub locale ? Revente des bases de données à des opérateurs cartographie GPS ? Autre ?

Mais on en retombe sur le dilemme : volume ou qualité ? Une mémoire d’un lieu appelle à pouvoir écrire et partager plus que quelques lignes de commentaires. EasyCity, Dismoioù, Voozici et les autres proposent in fine eux aussi de garder aussi la mémoire des lieux, de les noter, les partager, d’y associer des photos, des “amis” (j’ai toujours du mal avec cette “notion” ) facebookois et autres…

Sans savoir au final si ce partage valorise le contenu de l’information (je parle de création de valeur économique derrière tout cela).

Donc, au jeu des questions :

  • Question d’utilisatrice : sur quel site aurais-je donc envie de laisser à “prospérité” le lieu qui je veux recommander et qui m’ a marquée ? Sans doute sur le site dont j’aurai le sentiment qu’il a le plus de chance de le valoriser (et “valoriser” = ?)
  • Question d’annonceur, de commerçant, d’institution locale (sont-ce les mêmes, au demeurant ?) : dans quels type d’annuaire a-t’on vraiment intérêt à se faire référencer ? A quoi cela va-t’il me servir ? (Visibilité ? Capture de nouvelle audience ? Fidélisation ? …) ; Faut-il accepter de payer ? Pour quels services associés ?

Ce qui amène d’autres questions autour du vaste débat de la qualité, la “haute qualité de l’information” pour reprendre le pendant du concept “écologique” de HQE (à ce sujet, Hubert Guillaud a fait un billet bien intéressant ici).

Pour en revenir à Panapa (voir quelques autres sites), je me disais que les mémoires s’immortalisaient aussi souvent avec des photos et des livres d’or… (nouveau genre) mis à disposition de suite “sur les lieux du crime” ? Et que le concept va forcément avec des outils de mobilité…(ça; c’est facile à dire, je l’avoue, mais j’avais en tête une conversation avec un ami il y a quelques temps au sujet des livres d’or électronique, pour tout vous dire …).

Sinon dites moi, le footballeur américain du même nom que votre site vous a t’il inspiré (désolée si je suis la 36ème a vous poser la question !) Y at’il une signification cachée que je n’aurai point vue ?

Et à tous les sites que nous avons déjà testés : vive l’initiative (et les Régions, bien sûr) !

1 Commentaires

  1. jt
    29 April 2008 à 13:57

    Tout d’abord merci pour l’article. Pour l’origne de Panapa… aucun lieu avec le footballeur.
    Panapa est une ile située dans le Pacifique. http://www.panapa.net/-panapa-1?jt
    Pour reprendre l’idée de l’antiquaire… Panapa permet de trouver des lieux comme l’ile de Panapa..

    Et pour aller plus loin dans la légende de Panapa.. Sur cette ile prospère au 19ème siècle, l’économie du don était en vigueur. Celui qui donnait le plus (et non pas celui qui avait le plus) était en haut de l’échelle sociale. Nous sommes partis sur ce principe et avons essayé de l’appliquer aux lieux :-)

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